Retour sur Once Upon a Time in… Hollywood

16 septembre 2019
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admin
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once upon a time in hollywood

Créant l’évènement à chaque nouvelle sortie, Quentin Tarantino nous a gâtés cet été avec la sortie de son avant-dernier film (selon l’intéressé). Dépeignant le milieu hollywoodien des années 60, son film a très bien fonctionné au box office avec le meilleur démarrage pour le réalisateur mais n’a pourtant pas fait autant l’unanimité qu’à l’accoutumé en termes de retombées critiques. Notoriété en bout de course, désamour critique, film moins inspiré ? Que retenir de Once Upon a Time in…Hollywood ?

 

 

Un duo d’acteurs au top

 

Les têtes d’affiche que sont Leonardo DiCaprio et Brad Pitt nous prouvent une fois de plus qu’ils font partie du haut du panier des acteurs. Le premier en star du cinéma sur le déclin et le deuxième en cascadeur fidèle et à la cool. Ils campent leur rôle à la perfection et leur duo fonctionne à merveille. Le réalisateur prend le temps d’installer leur personnage avec plusieurs séquences qui leur sont dédiées et donnant encore plus de sens au propos du film et ce vers quoi il amène le spectateur.

La majeure partie du film expose le personnage de Rick Dalton joué par Leonardo DiCaprio qui fait osciller le spectateur entre admiration, sourire et émotion dans ses pérégrinations de star de cinéma en perte de vitesse et en plein doute. Cliff Booth, campé quant à lui par un Brad Pitt très en forme, adopte plus le virage d’un feel good movie. Leur réunion donne lieu à un solide duo où la complicité est évidente à l’écran.

La réalisation du film nous emmène dans les années 60 avec une fidélité confondante. De nombreuses références, que ce soit dans le milieu du cinéma ou de la musique (Bruce Lee, Polanski, Steve McQueen) sont par exemple représentées brièvement durant le film afin d’asseoir cette époque en pleine ébullition. Sharon Tate, incarnée par Margot Robbie, prend quant à elle davantage l’espace dans le film et figure même comme un personnage secondaire de première importance au sein de l’œuvre. Sa présence fait écho à son assassinat en 1970 par la « Manson Family », fait réel commis de la main d’une bande de jeunes déséquilibrés chapeautée par un célèbre tueur en série du nom de Charles Manson. Cette relation entre les personnages du film et cette trame de fond autour de cette bande de dégénérés ne figure pas au premier plan de l’intrigue mais ajoute cette dose de mystère et de tension au bon moment.

 

 

Un Tarantino … différent !

 

Once Upon a Time in… Hollywood peut surprendre quand on sait qui est à la réalisation. Quentin Tarantino nous a habitués à livrer des œuvres bavardes aux dialogues ciselés, une certaine représentation de la violence, un parti pris dans la réalisation qui surprend. Ici le ton est plus neutre et le réalisateur se met plus en retrait pour retranscrire le plus fidèlement une époque et mettre en avant les péripéties de Rick Dalton sur un ton plus mélancolique. Cela donne un film plus « effacé » qu’à l’accoutumé (pour un Tarantino), donnant lieu à un débat entre les spectateurs : film faisant la part belle à ses personnages dans une retranscription de haute volée des années 60 ou film paresseux de la part d’un réalisateur que l’on a connu avec plus de fulgurances. Cela donne au final un film différent mais assurément de grande qualité avec un respect des œuvres et personnalités de l’époque. Quentin Tarantino reste un excellent conteur d’histoire un peu trop rare à Hollywood.

 

Once Upon a Time in… Hollywood connaît un très bon succès au box-office US avec près de 135 millions de dollars de recettes début septembre pour un film au budget de 90 millions de dollars.

En France, le dernier Tarantino a cumulé près de 2,5 millions d’entrées et se place en première place avec un premier jour record avec 192.373 entrées devant Inglorious Basterds, Kill Bill et Django Unchained.

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