Archives mensuelles : octobre 2019

Gage Skidmore from Peoria, AZ, United States of America [CC BY-SA 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)]

El Camino : l’épilogue Breaking Bad en film sur Netflix

Gage Skidmore from Peoria, AZ, United States of America [CC BY-SA 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)]

 

À tous les fans de Breaking Bad, levez-vous et souriez. Sa suite est de retour avec un film Netflix faisant honneur au destin de Jesse Pinkman. Nommé littéralement « El Camino : Un film Breaking Bad », aucun doute n’est possible : il fait suite à l’une des séries les plus plébiscités des quinze dernières années. Que va devenir Jesse Pinkman après sa fuite au volant de sa Chevrolet El Camino ?

 

 

Renouer avec le succès de la série

 

Retour au Nouveau-Mexique pour Aaron Paul qui reprend son rôle d’ancien « cuisinier » dans cette suite très attendue par les nombreux fans de la série Breaking Bad. Le film reprend la fin de la série avec la fuite de Jesse, poursuivi par les forces de l’ordre. Malgré sa volonté d’arrêter la production de méthamphétamine, les ennuis ne sont pas pour autant derrière lui. Le film retrace donc le parcours d’un Jesse Pinkman tentant tant bien que mal de se remettre dans le droit chemin et renouer des liens avec les amis et la famille. Son besoin : vivre et non plus survivre.

 

 

Walter White appartient au passé

 

Bryan Cranston est bien au générique du film mais n’allaient pas croire qu’il campe ici le rôle principal. Le personnage de Walter White est surtout là pour raccrocher certains éléments du passé avec le parcours du personnage de Jesse Pinkman en devenir qui reste au cœur du film. Car n’oublions pas que Jesse lui doit la vie après son sauvetage des mains d’une bande de néonazis.

Un autre personnage familier qui est de retour dans El Camino : Mike Ehrmantraut. Jonathan Banks campe ici un personnage au cœur de l’histoire de la série qu’il est important d’implanter dans la suite.

 

 

Un film fan-service, mais pas que

 

Six ans ce sont écoulés depuis la diffusion du dernier épisode de Breaking Bad intitulé « Felina ». Le créateur Vince Gilligan voulait apporter plus d’information sur la cavale de Jesse Pinkman, malgré une fin de série qui avait su satisfaire les spectateurs. Il s’agit avant tout d’un film fan service pour assouvir une dernière fois la soif des nombreux adeptes de la série, qui nous met dans le doute sur l’avenir réel du personnage joué par Aaron Paul : va-t-il finalement s’en sortir ou est-il promis à un destin plus funeste. El Camino existe pour nous donner une conclusion un peu plus tranchée que celle proposé par Breaking Bad qui pouvait être laissée à l’interprétation de chacun(e).

Pas moins de 25,7 millions de comptes Netflix ont visionné le film épilogue dans le monde entier lors de la semaine de mise en ligne. Cela fait de nombreux curieux, et ce n’est que le début, pour le plus grand bonheur de la plateforme de streaming.

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joker

Joker : le succès de notre super-vilain préféré ?

Joker de Todd Phillips. Avec Joaquin Phoenix dans le rôle-titre ? Avec plus de 740 millions de dollars au box-office mondial, ce film au « petit » budget de 55 millions de dollars a été plus que rentabilisé. Vous en avez entendu parler ?

 

 

Le retour du vilain le plus populaire ?

 

Evidemment que vous en avez entendu parler. Il est partout, sur internet, dans les magazines, sur les bus, dans le métro, à la TV, partout !

Véritable raz de marée, ce film issu d’un univers de super-héros n’en est absolument pas un. D’ailleurs, il paraît utile de préciser que ce Joker n’est pas à la portée des enfants habitués aux films Marvel tout public. Celui-ci n’est PAS tout public.

On y suit Arthur Fleck en clown de profession un peu en marge, psychologiquement parlant. Pas encore vilain mais particulièrement vulnérable à la violence de Gotham qui est représentée comme étant une société en perdition, âpre, sombre, pessimiste, où les habitants sont laissés pour compte et en confrontation directe avec les classes aisées.

Élevant sa mère malade, Arthur Fleck est ici mentalement instable et va être confronté à plusieurs éléments perturbant le menant progressivement vers la folie. Finalement, Joker c’est l’histoire d’un personnage vulnérable qui va faire les mauvais choix pour se défendre et trouver sa place dans une société sans état d’âme. C’est un film de malade mental, dans tous les sens du terme !

 

 

Un succès public et critique unanime

 

Difficile de bouder son plaisir face à une telle proposition. Il est rare qu’un film de ce genre fasse l’effet d’un tel engouement. Car Joker n’est pas si accessible : lent, quasiment pas de scènes d’action, personnage central névrosé et dimension psychotique évidente.

Mais tout cela fonctionne en grande partie grâce à un acteur investi corps et âme dans le rôle du Joker en devenir. Gestuel, rire, silence, regard… Tout fonctionne à la perfection. Joaquin Phoenix nous livre un jeu d’acteur lui ouvrant grand les portes des Oscars. Il porte le film, il est le film et propose un personnage très travaillé prenant le temps de la mise en place des pants d’une personnalité pour le moins dérangée. D’être vulnérable au Joker éclatant, le film se présente comme une excellente proposition de qui est véritablement le Joker.

Le réalisateur Todd Phillips a bien su saisir la personnalité du vilain et laisser libre cours à un acteur taillé pour l’incarner, le tout accompagné d’une bande son qui tape juste.

 

Pensé comme un seul et unique film, il est tentant de se dire qu’une suite serait finalement une très bonne idée vu le travail accompli ici et connaissant le devenir du personnage dans l’univers DC Comics. L’acteur a déjà partagé son enthousiasme quant à renfiler le costume du vilain mais le réalisateur ne partage pas cette vision. Ce standalone semble compliqué à intégrer dans un univers étendu peu raccord avec le ton donné dans cette proposition du Joker. Une confrontation avec Batman est en l’état difficilement envisageable.

Mais cela pourrait donner un résultat surprenant et c’est peut-être ce que l’on espère finalement. Être surpris par une adaptation de comics plus noire et suintante que les éclatants films du Marvel Cinematic Universe. Un reboot de la franchise Batman est sur les rails alors qui peut savoir si il se fera dans le même esprit ou laissera cette proposition du Joker hors des sentiers battus. Vu le succès retentissant au box-office, certains vont très certainement se poser quelques questions sur le devenir du Joker.

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Zelda

Link revient sur Switch avec Zelda : Link’s Awakening

Nintendo l’avait annoncé cette année lors du Nintendo Direct, en parallèle de la période E3 2019. Link est de retour dans un nouveau sur Nintendo Switch avec Zelda : Link’s Awakening. Mais ne vous y trompez pas : il s’agit bien d’un remaster de l’épisode du même nom, sorti sur GameBoy en 1994.

 

Il faut sauver la princesse Zelda ? Pas cette fois…

Oubliez Hyrule et son royaume enchanteur. Cette fois c’est sur l’île Cocolint que notre héros s’aventure. Link s’y échoue et va tenter de réveiller le Poisson-Rêve pour espérer rentrer chez lui. Le titre est dans le respect le plus total de l’œuvre originale puisqu’il est clairement question d’une reproduction plan par plan de l’ancien The Legend of Zelda.

La différence réside évidemment dans la mise à niveau graphique et sonore du jeu. Nous sommes dans un environnement retravaillé pour un rendu 3D que l’on pourra qualifier de charmant. Certains dénoncent un rendu un peu trop « poupée de chiffon » mais il faut se rendre à l’évidence : c’est très beau, chatoyant et généreux. Même si la sortie du jeu est ternie par une technique un peu en retrait, ce qui est assez rare pour un jeu Nintendo. Les joueurs ont regretté un manque de fluidité du jeu dans les passages aux zones plus fournies en détails ou en nombre de personnages à l’écran. Désagréable mais finalement rien de bien grave.

 

Une proposition de jeu à l’ancienne

Etant basé sur un jeu sorti il y a quasiment 25 ans, le déroulé de ce Link’s Awakening lorgne du côté des anciennes recettes de la saga : exploration en zone réduite, coups d’épée basiques, objets à débloquer pour réussir les énigmes dans un ordre établi par le jeu, donjons, ennemis aux déplacements bien codifiés. Bien loin d’un Breath of the Wild donc.

Le jeu hérite également d’une durée de vie à l’ancienne c’est-à-dire que l’on peut finir l’histoire en moins de huit heures.

Finalement, c’est un jeu où son et image ont été modernisés mais le contenu délivré reste strictement identique.

 

The Legend of Zelda : Donjon maker

Ce Zelda Link’s Awakening intègre cependant une nouveauté en marge de l’aventure originale : un éditeur de donjon. Attention, nous sommes loin de l’outil d’édition proposé dans le très récent Mario Maker 2 où il est possible de créer son niveau et de le partager en ligne, permettant ainsi aux autres joueurs de tenter leur chance sur leur propre console Switch. De son côté, Link’s Awakening se contente juste d’offrir la possibilité de créer des donjons en compilant les salles rencontrées lors de l’aventure. C’est un plaisir solitaire qui a ses limites mais qui peut amuser les férus de défis. Cela reste efficace pour lancer un défi en local à ses amis.

 

Saga culte, ce statut ne semble pas près de changer. Salué par la critique, les ventes confirment également le succès du jeu. Plus de 430.000 copies se sont vendues en 72h sur le continent européen et plus de 141.000 ventes au Japon sur sa première semaine d’exploitation. Possesseur de Switch, voilà un titre qui pourrait bien plaire aux petits (mais trop non plus) et grands. Amateurs de la franchise, n’oubliez nos figurines Zelda disponibles en boutique !

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